Je travaille essentiellement sur des études de planification, à des échelles très variées, allant du niveau communal jusqu’au niveau régional. Les thématiques sont elles aussi très diverses : ferroviaire, covoiturage, plans de planification orientés vers les modes actifs.
Cela fait également un moment que je réalise des modèles de prévision de fréquentation et de recettes en transports collectifs.
C’est d’ailleurs ce qui me représente assez bien : je ne suis pas spécialisée dans un seul domaine, je continue volontairement à toucher à tout. J’y tiens beaucoup, car mes études ne se ressemblent jamais vraiment
Ce qui m’a particulièrement plu dans cette étude, c’est le besoin très fort du client, combiné à une grande difficulté à le formaliser. Il existait une attente réglementaire, mais aussi beaucoup d’indécision sur la manière de produire le livrable.
Le client attendait un travail sans savoir précisément sous quelle forme. Cela m’a laissé une grande liberté dans le format de production.
Au final, la proposition livrée était assez éloignée de l’offre initiale, tout en répondant pleinement aux attentes — et au budget. Cela m’a permis de proposer un rendu moins classique, plus libre et plus innovant.
Ce projet s’inscrit dans un contexte particulier : Explain intervient en appui de Transdev dans le cadre d’une réponse à appel d’offres pour l’exploitation des lignes ferroviaires en Poitou-Charentes.
Pour remporter l’appel d’offres, Transdev devait s’engager sur des évolutions de recettes, et Explain a été missionné pour produire les prévisions correspondantes.
C’était un type de client nouveau pour moi, issu du secteur privé, avec des échanges différents de ceux que j’avais l’habitude d’avoir. La thématique était également nouvelle, ce qui rendait le projet particulièrement stimulant.
Au cours de mes études, je me suis orientée vers la mobilité un peu par hasard. En arrivant à l’école, je ne me suis pas dit que je ferais de la mobilité : c’est un parcours qui s’est construit progressivement.
Une vraie appétence s’est développée au fil du temps, parce que la mobilité permet d’agir concrètement et donne le sentiment d’être utile.
Par exemple, lors d’un plan de circulation, aller à la rencontre des élus permet de constater un besoin réel : on intervient pour quelque chose de tangible, et les clients sont véritablement intéressés par notre travail.
J’avais entendu parler d’Explain pendant mes études, et uniquement en bien. J’en avais l’image d’une entreprise avec des professionnels solides, ce qui me semblait très formateur.
Il existe aussi assez peu d’entreprises qui réalisent des études amont, et chez Explain, c’est vraiment le cœur de métier.
Les domaines d’études me semblaient variés et intéressants. La présence d’une agence à Bordeaux a également été une opportunité de mobilité géographique.
Enfin, le processus de recrutement m’a paru simple et fluide, avec un contact très facile avec Pierre — d’autant plus qu’il s’agissait initialement d’un stage.
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la rigueur. Tout le monde a à cœur de bien faire.
Personnellement, je tiens beaucoup à la transparence : je n’aime pas faire les choses de manière cachée. Le fait qu’Explain soit indépendant permet cette liberté et cette honnêteté.
J’apprécie également l’entraide : les relations sont simples, que ce soit entre chargés d’études ou avec Alexandre ou Pierre. Tout le monde est accessible, on va à l’essentiel, et il y aura toujours quelqu’un pour répondre à une question.
Si je fais une rétrospective, je ne m’attendais pas à progresser aussi vite. La confiance est accordée rapidement : on commence par des projets de petite ampleur, puis de plus en plus importants.
Cette progression est à la fois technique et liée à la gestion de projet, car il y a toujours une part de micro-management.
À terme, je me vois développer un profil encore plus technique, intervenir sur des projets de plus grande envergure et gagner en autonomie.
Mes journées sont assez rythmées, et c’est une bonne chose : cela me permet d’organiser ma vie de famille à côté. Les horaires sont réguliers, et ce cadre rend les journées de terrain ou de déplacement encore plus appréciables.
Environ 90 % du temps, les journées se ressemblent, ce qui laisse de vrais moments de calme pour la production. Les 10 % restants, sur site ou sur le terrain, viennent casser la routine, et cet équilibre me convient très bien.
Même dans une petite équipe comme celle de Bordeaux, on prend toujours le temps de manger ensemble. On s’attend pour les pauses, ce qui rythme la journée et permet de prendre du recul sur les difficultés des projets. Tout le monde est passé par là : même les profils seniors savent que les études ne se déroulent jamais sans accrocs.
Les études sur lesquelles je travaille, et surtout le sentiment d’avoir mené un projet à son terme.
Malgré la hiérarchie, on arrive à déconstruire les rôles et à parler d’autre chose que du travail : de la vie à côté des études. Nos domaines très différents favorisent ces échanges, et on apprend à se connaître en tant que personnes, ce qui est essentiel.
La souplesse du télétravail, notamment en devenant maman, a été très importante pour maintenir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle. À mon retour, je n’ai jamais ressenti que mon absence avait été mal perçue. La confiance est réelle : je m’organise librement, je préviens à l’avance, mais il n’y a jamais de doute sur cette organisation.
Je suis particulièrement sensible à l’organisation des trains, et ce sont des projets que j’apprécie beaucoup, car ils ont un réel impact.
Au quotidien, je fais aussi très attention à la continuité des itinéraires cyclables, notamment au niveau des ronds-points.
Et lorsque je suis confrontée à des situations de congestion, j’aime expliquer aux passagers pourquoi certaines contraintes de circulation sont nécessaires : un peu de pédagogie aide souvent à mieux comprendre les enjeux.